J’ai commencé la danse classique à l’âge de six ans. Je me souviens encore de mon tout premier cours : le parquet brillant, l’odeur de la salle, le chignon trop serré. À la fin de la séance, ma professeure a parlé à mes parents pour leur dire qu’elle voulait me faire participer à des concours. À seulement six ans, je suis entrée dans un univers de discipline, de rigueur et de compétition qui allait marquer mon enfance.
En CM2, j’ai intégré la section sport-études danse, un an avant mon entrée au collège. Pendant cinq ans, ma vie a été rythmée par les entraînements, les répétitions et les concours. Je dansais environ quinze heures par semaine, avec au minimum cinq compétitions par an, sans oublier les galas annuels.
Sur scène, je me sentais à la fois fière et terrifiée. Cette pression permanente m’a appris beaucoup, mais elle m’a aussi beaucoup fatiguée.
Très jeune, la danse a laissé des marques sur mon corps. J’ai souffert de douleurs aux jambes dont je ne connais toujours pas l’origine aujourd’hui. Physiquement et mentalement, la danse m’a poussée au-delà de mes limites. Au fil des années, l’intensité, les blessures et la fatigue ont fini par éteindre peu à peu la passion que j’avais au départ.
Quand je suis arrivée au lycée, j’ai choisi de continuer à danser, mais seulement en loisir, deux heures par semaine. Aujourd’hui, je n’en retire plus le même plaisir qu’avant. Ce n’est plus ma passion, mais cela reste une partie très importante de moi. La danse classique m’a appris la discipline, la persévérance et la gestion du stress. Elle m’a offert des rencontres précieuses et des souvenirs marquants.
Même si je ne danse plus, j’aime encore suivre cet univers, regarder les coulisses, les spectacles et écouter des danseurs raconter leur parcours. La danse a façonné mon enfance et mon adolescence. Même si elle n’est plus ma passion aujourd’hui, elle restera toujours une partie essentielle de mon histoire.
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